Le ciel est couvert au réveil. Pendant le rangement, Marion fait quelques courses dans le quartier, et on démarre à 09h40.
Nous remontons les 3 kilomètres jusqu'à l'extrémité nord de Chioggia. Les dernières centaines de mètres se font pied à terre en zigzagant au milieu de la foule pour traverser le marché non-alimentaire. Il est vraiment grand, tout en longueur dans la rue principale, et très diversifié. On y voit même un marchand de matériel de vélo !
Tout au bout, se trouvent le port et la navette fluviale que nous allons prendre à 10h50 pour l'île de Pellestrina. Bastien essaie de comprendre comment acheter des billets avec vélos. Marion fait un petit tour pour admirer ce quartier vivant et charmant avec ses canaux et ses maisons colorées.
Puis on embarque sur le bateau avec des piétons et quelques autres vélos. Le trajet dure 25 minutes. On se met à l'extérieur, à l'arrière, pour observer les îles et le sillage du bateau.
Nous débarquons sur l'île de Pellestrina, bande de terre très étroite. On la remonte vers le nord sur une dizaine de kilomètres. Elle semble bien moins touristique que Chioggia, car on n'y croise presque personne (que des locaux) et n'y voit pas de boutiques. Pourtant l'endroit est superbe, calme, avec des maisons soignées, des bateaux de pêcheurs, trois églises, une piste cyclable.
Lorsqu'on arrive au bout de l'île, la pluie commence à tomber doucement. On se met sous un arbre un petit quart d'heure, le temps que le bateau arrive, à 12h35. Celui-ci est plus gros que le premier et embarque quelques voitures, un petit camion et un bus ! Le trajet sous la pluie dure à peine 10 minutes jusqu'à Alberoni sur l'île du Lido. Une fois débarqués, on repart à vélo sous la pluie en cherchant un endroit dans la ville pour manger à l'abri. Le parc municipal n'offre aucun endroit au sec, ni ailleurs. On entre donc dans un petit restaurant de poissons et pâtes. La pluie est maintenant bien forte, on est bien mieux à l'intérieur. Nous goûtons de la seiche, crevettes et crabe. La pluie se calme vers 14h30, au moment de repartir, c'est parfait !
On parcourt l'île du Lido sur une douzaine de kilomètres vers le nord. La piste cyclable à l'est longe une plage destinée à la pêche plus qu'au tourisme de baignade. Maxime s'endort. Au bout, nous arrivons à un port bien animé avec plusieurs lignes de navette. Mais nous n'avons pas le temps de trop regarder ce port, car la navette pour Punta Sabbioni part à 16h, dans quelques minutes ! Il n'y a pas de voitures à bord, mais beaucoup de voyageurs sur 3 niveaux. Solène et Victor se baladent dans le bateau, Maxime dort toujours. Une demi-heure plus tard, nous arrivons à Punta Sabbioni sous une petite pluie.
Le temps de goûter sous un arbre et de choisir à l'aide d'internet un camping parmi les 27 de cette île, l'averse se termine. On opte pour le camping Santin à 5 km du port, avec un accès à la plage. Nous prévoyons d'y rester quelques jours pour visiter Venise et nous poser un peu.
Arrivés au camping à 17h30 et 30 km de pédalage (hors bateau donc), nous ne sommes pas déçus. Nous apprécions le calme (il y a surtout des Allemands), l'emplacement grand et proche des sanitaires impeccables. Les enfants vont aux jeux et les parents installent le campement. On remarque de nombreux moustiques, de couleur plus claire que chez nous et sans rayures. Puis Bastien commence à regarder ce qu'on pourrait faire à Venise, tandis que Solène et Victor font leurs cahiers d'école dans la tente et Maxime galope en allers-retours entre notre emplacement et les sanitaires. Premier conseil trouvé sur internet concernant les visites de Venise : anticiper et réserver des billets coupe-file. Mise en application pour la basilique Saint Marc : premiers créneaux disponibles en juillet !
Puis on ressort les pantalons et manteaux contre la fraîcheur du soir et surtout les moustiques, repas, douche, carnet de voyage et dodo 22h15. La pluie se remet à tomber vers 23h.