Il ne pleut plus à notre réveil donc on peut ranger notre campement facilement. Le ciel est très nuageux. Nous partons à 10h15 pour une première escale à Alba. Nous visitons la cathédrale en briques rouges et au plafond bleu, couverte de fresques sur les murs et les plafonds.


Une première montée à la sortie d'Alba nous conduit à l'entrée des vignes classées patrimoine de l'unesco. Hier dans le vignoble de Barolo, nous sommes aujourd'hui dans celui de Barbaresco. La vraie montée commence alors sur près de 4 km, mais peu pentue. Prenant ainsi de la hauteur, on admire les collines zébrées de vignes soigneusement alignées. Je jolis hameaux sont disséminés aux creux des vallons. Les maisons sont principalement bâties avec de la brique rouge.


Puis on redescend dans la vallée et le reste de la journée se déroule sur du plat. Bastien a choisi des petites routes pour éviter la nationale et ses camions. Les noisetiers sont très présents. Une petite route initialement goudronnée près du Tanaro se transforme en chemin de sable avec de grosses flaques boueuses. Tout autour de nous, personne, seulement des champs. On progresse lentement en slalomant entre les flaques. Victor glisse et fait une chute. Un peu de boue mais pas de bobo, ouf.


La route redevient goudronnée en débouchant sur une zone industrielle. On traverse ensuite de nombreux villages avec des maisons en brique rappelant le nord de la France, et des chiens aboyant sur notre passage. Sur les derniers kilomètres avant Asti, il n'y a plus d'alternative à la nationale rectiligne. La fatigue se fait sentir mais les enfants s'accrochent.


Nous arrivons à Asti dans un parc avec des jeux à 14h45. Après le pique-nique la pluie se met à tomber. On attend une accalmie dans la cabane des jeux pendant que Bastien va faire quelques courses. A 16h30, on se met en route, salue les tortues de l'immense bassin du parc et se rend à la collégiale Saint Secondo. Là aussi, la brique a été utilisée. On descend dans la crypte où se trouvent les os du martyre. Dans une chapelle latérale, une petite table et des chaises sont mises à disposition des enfants avec des feutres et des feuilles d'anciennes partitions de messe.


On s'arrête enfin à la cathédrale Sainte Marie de l'assomption à Asti - toujours en brique. Une dame âgée nous suit telle un guide en nous félicitant pour le vélo. On admire les fresques immenses au plafond, deux orgues de part et d'autre du chœur.

A la sortie, quelques personnes âgées nous questionnent sur notre voyage et félicitent les enfants. On termine sous la pluie les 3 km jusqu'au camping Umberto Cagni au nord d'Asti. On arrive à 18h20 après 47 km pour aujourd'hui.


Le réceptionniste nous propose de nous installer sous un long préau pour être au sec. Quelle aubaine ! A la place d'utiliser les sardines, Bastien monte la tente tendue entre le vélo pino et des tables de pique-nique entreposées là. On laisse sécher la tente, les manteaux, pantalons de pluie. Après la douche et la lessive, nous allons manger au restaurant du camping. Il n'y a pas de pizzas mais des frites nuggets pour les enfants et pasta pour les parents. Cahier de voyage et dodo 21h30 bercés par la pluie tambourinant sur le toit du préau.