Le propriétaire de l'aire de camping-cars revient vers 08h30 et nous offre des parts de foccacia nature pour le petit-déjeuner ! Les enfants font leur cahier d'école pendant que les parents rangent. On dit au revoir à Ana-Maria et Massimo, le couple des environs de Turin, et démarre à 10h20 sous le soleil.
Après quelques courses au lidl de Carcare, la route monte progressivement sur 4 kilomètres dans la campagne. Puis nous quittons la région de la Ligure pour entrer dans le Piémont, dans la province de Cuneo. Un peu de descente, montée et plat, un arrêt dans la paneteria de Cengio, puis la grande montée de la journée commence. Auparavant, les enfants ont été informés du profil altimètrique de l'étape, et priés d'attendre les pauses pour les questions. Solène ouvre la marche, suivie de Bastien et Maxime, puis Victor et Marion. Les 2 kilomètres à 10-12% sont grimpés avec effort et calme. Au fur et à mesure qu'on prend de la hauteur, le paysage s'ouvre sur de nouvelles montagnes boisées avec quelques hameaux.
En haut de cette montée suivie d'un peu de plat, on pique-nique dans l'herbe au bord de la route de 13h10 à 13h50. La pause est courte car il y a une autre montée à 10 % sur 1,5 km. Solène reste devant, clairement cela l'aide mentalement. Bastien s'accroche et parvient à tout monter sans faire descendre Maxime.
Au sommet se trouve un rond-point duquel on découvre à l'horizon les Alpes dont certains sommets sont enneigés. Bastien a prévu de descendre vers la vallée par une route traversant des champs de lavande et de jolis villages. Mais après 1 km et une vingtaine de motos nous ayant dépassé à fond et de près, on revient au rond-point pour emprunter une autre route sans moto.
Nous n'avons plus d'eau depuis la fin de la montée. A deux reprises nous avons trouvé des points d'eau mais il n'y avait plus la tête du robinet.
En bas de la descente raide se trouve un village. Un homme et une femme s'affairent dans un jardin. Bastien leur demande s'ils peuvent remplir nos gourdes. Pendant que la femme rentre dans la maison, nous discutons avec l'homme très sympathique. Puis la femme revient avec les 4 gourdes et un sachet de biscuits !
En fait sur le reste de la journée se succèdent des plats, des descentes et encore des montées (moins raides). Les paysages sont des montagnes boisées, avec des villages que le clocher de l'église surplombe. A Ceva, la rue hisorique principale est bordée d'arcades. Des parapluies de toutes les couleurs sont suspendus de part et d'autre de la ruelle étroite. Vers 16h un attroupement devant un glacier nous fait nous arrêter. Il nous reste 20 km avant l'unique camping du secteur. Bastien l'appelle avant de repartir pour ne pas avoir de mauvaise surprise.
En chemin, quelques gouttes de pluie tombent sur nous, mais les nuages noirs s'éloignent dans la direction opposée à la nôtre. On voit deux éclairs et entend le tonnerre au loin.
Nous arrivons à 18h20 au camping la Cascina de Bastia. Nous avons roulé 56 km, dont de sérieuses côtes. Le camping est étendu et principalement occupé par des "résidents" qui louent un emplacement où ils laissent leur caravane à l'année. Dans l'espace réservé aux tentes, nous sommes seuls. Idem pour les sanitaires.
On monte la tente, dîne, se douche, met la bâche sur les vélos regroupés, et rentre toutes les sacoches dans les auvents de la tente car la météo annonce de la pluie forte dans la nuit.