Nous quittons l'appartement de Margot à pied vers 11h sous le soleil pour prendre le train de 11h50 jusqu'à Cap d'Ail, juste avant Monaco. L'expédition du jour a pour objectif de découvrir une très belle plage. La veille, les recherches sur internet de Bastien l'ont conduit à retenir Cap d'Ail, où l'on peut trouver à la fois des rochers et du sable.
Le sentier du littoral se situe juste sous la gare. Dans cette partie du rivage plus sauvage, la roche est composée de petits éléments pris dans un ciment calcaire. Entre ces rochers escarpés, des creux alimentés en eau par les vagues abritent des petites bêtes que Victor et Solène se mettent à chercher joyeusement. De petits crabes se laissent apercevoir mais restent insaisissables. En revanche, une collection de Bernard-l'hermite, chapeaux chinois et autres coquillages vient bientôt remplir notre boîte de pique-nique faisant office de seau. Maxime est moins à l'aise pour gambader dans les rochers et préfère jouer avec l'eau dans l'un des creux.
Nous nous installons pour déjeuner dans l'aire de pique-nique avec tables en bois ombragées, robinets et poubelles. Le tout avec une vue superbe sur la mer. La mairie de Cap d'Ail a pensé aux simples promeneurs cheminant sur le sentier du littoral, au-dessous des villas perchées sur la falaise.
Puis nous parcourons le sentier du littoral jusqu'à la plage de Cap Mala, à 15 minutes de marche. Celle-ci est nichée dans une crique bordée de falaises. La plage est constituée en partie de petits galets plats et en partie de sable. Une grotte n'est accessible que par la mer. Il y a quelques autres visiteurs, mais finalement très peu pour un samedi ensoleillé. Quelques minettes en compagnie de monsieurs muscles font un petit tour de la baie en canot à moteur. Une famille avec quatre garçons des âges de nos enfants se baignent avec une grande bouée tortue.
Marion suggère : "Ils font peut-être un voyage à vélo comme nous ?"
Bastien réplique : "S'ils ont une grosse bouée tortue, certainement pas."
Nous construisons un château de sable. Solène et Victor repartent à la recherche de coquillages dans les rochers. Marion se baigne mais sans oser s'aventurer seule jusqu'à la grotte trop éloignée de la plage. Bastien bouquine allongé sur le sable.
Nous repartons vers 17h45, même si les enfants trouvent qu'on n'est pas restés assez longtemps. Nous montons dans le train de 18h23, qui s'arrête bientôt entre deux gares en raison de la présence de personnes sur les voies... Les carnets de jeux et feuilles de dessins occupent heureusement les enfants. Nous arrivons finalement à Nice à 19h30. Le retour à pied est rapide car les enfants jouent à se poursuivre.