Il a plu sans discontinuer pendant toute la nuit jusqu'au petit matin. Heureusement au lever ça se calme et le soleil fait son apparition vers 9h. Il est annoncé beau temps pour toute la journée, ouf ! On fait sécher la tente et on replie le reste en exploitant toutes les sacoches possibles pour accrocher le linge mouillé depuis 2 jours.


On part vers 10h30, en commençant par revenir sur nos pas de quelques kilomètres. Marion a en effet repéré la veille au soir des grottes à explorer. Elle est frustrée de ne pas avoir tenté la spéléologie en Slovénie à cause de la pluie, pas question de manquer l'occasion cette fois-ci, même si Bastien venait juste de tracer les itinéraires des jours suivants.


La surprise est gardée pour les enfants jusqu'au bout de la marche d'approche (on a garé les vélos en bas pour monter à pied la route raide entre les vignes sur 500 m). Cette fois-ci les enfants demandent eux-mêmes à ne pas savoir par avance ce qu'ils vont découvrir. Cette situation n'a donc rien à voir avec celle des gorges en Autriche où on avait dû longuement argumenter pour convaincre Solène. Ça fait plaisir de voir qu'ils ont compris, nous font confiance et jouent le jeu de la découverte !


Les "grottes des roches grises" sont des grottes artificielles surplombant le lac de Morat, creusées dans la molasse pendant la première guerre mondiale pour constituer un fort pouvant héberger 110 hommes. Il ne reste plus de matériel bien sûr, juste un plan des lieux et quelques explications à l'entrée. Munis de lampes de poche nous partons explorer les lieux et parcourons les différentes galeries. Victor en tête avance vite... et met plusieurs fois les pieds dans des flaques difficiles à voir! il y a quelques escaliers, certaines galeries avec de trop grandes flaques, d'autres trop basses pour un adulte debout. Les enfants voudraient faire une partie de cache-cache mais cela prendrait la journée pour les retrouver !


On repart à 12h30 après que Bastien ait retiré une tique logée sous l'aisselle de Marion. Nous devons d'abord monter une côte courte mais bien raide pour contourner la colline entre le lac de Morat et le lac de Neuchâtel. Nous circulons entre les vignes et de grandes maisons avec une vue splendide sur le lac de Morat.


Après une chouette descente en ligne droite à travers champs plongeant vers le lac de Neuchâtel, nous pique-niquons à 13h20 à Cudrefin, au bord du lac de Neuchâtel. Il y a un vent fort, nous ne nous approchons pas de l'eau. Solène et Victor trient et comparent leurs "trésors" : des objets (=déchets) ramassés au fil de de la rando, par exemple des sardines, boulons, cailloux... Heureusement que la collecte a commencé récemment, uniquement depuis que Victor a son nouveau panier à mailles fines qui peut retenir ces objets, car sinon il finirait par porter des kilos.


L'après-midi nous longeons le lac, à une bonne distance des rives toutefois, et parfois un peu en hauteur. Pour une fois Bastien passe derrière et laisse les autres chercher la route en suivant les panneaux de l'itinéraire cyclable n°5.


A 16h30, nous entrons dans le village d'Estavayer par une belle porte de l'enceinte fortifiée. Le château est fermé, nous circulons sur les pavés de la vieille ville et passons devant une belle église. En cherchant ce qu'il y a à voir Solène repère une aire de jeux et des grenouilles. C'est sur le chemin du camping et il y a pas mal de travail à faire ce soir pour les parents (grosses courses et séchage des affaires de camping) donc on y passe en prévenant les enfants que ça sera court.


On arrive au camping de la nouvelle plage à 17h25. Bien nous en a pris : la réception ferme à 17h30 ! Et après, plus personne ne peut entrer. On sent qu'on arrive sur la fin de saison.

Marion part faire des courses, Bastien installe le campement pendant que les enfants vont à la plage de sable. Les deux grands vont ensuite à un toboggan aquatique qui semble en accès libre, juste à côté de notre coin tente. Le site est un peu étrange : la plage est publique, il y a donc un mélange entre les personnes à la journée et les campeurs. Les sanitaires réservés aux campeurs étant très loin, nous utilisons ceux publics, parfaitement propres et à 2 pas de la tente.


Les enfants se douchent tous seuls, Maxime étant pris en charge par Solène. Lorsque Marion revient, on prépare le repas puis on mange dans une grande cuisine équipée réservée aux campeurs (mais dans laquelle n'importe qui pourrait venir).

Cahier du jour et dodo à 22h.