Son arrivée était attendue pour plus tard mais Papé fait la surprise d'arriver directement au camping ce matin et cueille les enfants au réveil.
Après les bisous il profite ainsi du petit-déjeuner puis de l'aire de jeux pendant que les parents rangent le campement. Il y a du travail car il a fait froid et Bastien s'est levé pour prendre les duvets pendant la nuit. On a aussi fait une machine au lever et il faut étendre le linge sur les sacoches. En effet la journée est annoncée ensoleillée.
À 10h30 la troupe s'élance, menée par Papé qui a pris les commandes du pino, sous le regard peu rassuré de Marion. Le premier arrêt au bout de 3 km est l'occasion de redonner les clés du tank à Bastien. Cet arrêt s'effectue devant une grosse pierre de l'ère glaciaire repérée par Papé, installée là depuis 12 000 ans. Après avoir avancé avec la fonte des glaciers, elle attendait depuis tout ce temps au bord de la véloroute 5 que Solène et Victor grimpent dessus, c'est chose faite. Elle peut désormais reprendre son voyage!
Le trajet du matin est plat, nous enchainons portions sur asphalte et portions sur graviers en sous-bois, en longeant le lac de Neuchâtel. Malheureusement on ne voit que très peu le lac, le chemin étant un peu trop éloigné de la rive, la zone étant protégée par un parc naturel. De toutes façons il y a Papé pour faire l'animation, entre histoire inventée de Gaston le cochon (ça fait des vacances pour Bastien) et récit par les enfants d'anecdotes de leur voyage. Les derniers kilomètres sont moins agréables, en bordure d'une grosse route passante. Bastien accélère un peu le rythme et nous arrivons à 12h20 sous un grand soleil dans une aire de jeux dans la ville d'Yverdon-les-bains, à l'extrémité ouest du lac.
Nous regardons ce qu'il y a à voir dans cette ville thermale. De ce qui nous attire vraiment, on a juste raté un alignement de menhirs, alors qu'on est passé juste devant. Tant pis, on ne fera pas le demi-tour.
Nous prenons notre pique-nique sur une des nombreuses tables à l'ombre. Puis Victor sort un ballon pour jouer au foot sur un terrain synthétique adjacent. Solène, Maxime et Bastien le rejoignent. Malheureusement Maxime ne comprend pas les règles du jeu et voudrait que le ballon lui revienne systématiquement dans les pieds. Il s'énerve, et part finalement jouer à se faire des passes avec Papé pendant que les autres poursuivent leur match.
Après une séance tartinage de crème solaire le groupe repart vers 14h30. Nous passons par le centre-ville d'Yverdon, qui présente quelques beaux monuments (un inévitable château, un temple protestant, un théâtre). Après un feu particulièrement long, nous quittons la ville et mangeons pendant une grande partie de l'après-midi de grands champs de maïs, soja, betterave. C'est l'occasion de profiter de l'oeil d'expert de Papé pour distinguer certaines plantations non identifiées jusqu'à présent par les parents. La voie ferrée est également parallèle à l'itinéraire cyclable n°5 ; nous faisons de grands coucous aux trains qui y passent mais peu répondent.
La route se fait ensuite plus vallonnée. A 16h, Solène réclame de faire une pause, souhait exaucé en une dizaine de mètres dans une aire de barbecue repérée par Marion à la volée. Un bon goûter et on repart à 16h40 pour les dernières petites bosses.
Nous arrivons à 18h au camping de Penthalaz, Maxime s'est endormi depuis une demi heure. Papé nous quitte pour rejoindre son logement à Lausanne pour la nuit. Il y a une piscine mais elle ferme dans peu de temps, au grand regret de Solène qui s'était mis en maillot de bain en un temps record. Marion fait alors le tour du camping avec elle pour voir ce qu'elle pourrait faire à la place : il n'y a pas d'aire de jeux, rien pour les enfants, un ruisseau mais dont l'accès est interdit en raison d'installations hydroélectriques. Ce n'est pas le meilleur camping de l'aventure (le terrain n'est même pas plat!). Tant pis, ça sera lecture pour Solène et bataille avec un jeu de 52 cartes pour Maxime, Victor et Marion. Bastien change les piles du compteur de Victor et du sien (tombés en panne le même jour), vérifie les freins de Marion (dont les plaquettes sont en place depuis 5 000 km... c'est toujours bon à sa grande surprise) et recoud les sandales de Maxime (les deux pieds ont lâché le même jour aussi).
Repas, douche, cahier du jour et dodo à 21h20. Les parents repèrent ce qu'il y a à faire à Lausanne le lendemain sous une pleine lune jaune et brillante.