Il a plu une grande partie de la nuit mais quand nous nous levons le ciel est gris et sec. Les feuilles des arbres en revanche laissent tomber des gouttes. Le temps est annoncé pluvieux, nous hésitons à rester un jour de plus à Bern pour nous réfugier dans les musées, mais un petit rayon de soleil nous invite à lever le camp et avancer sur notre itinéraire.

Les enfants enfilent leur petit-déjeuner à l'abri près des sanitaires et retournent jouer avec les tracteurs du camping tandis que les parents remballent les affaires, avec tout un lot de vêtements mouillés.


A 10h15 nous sommes prêts, avec même un peu de crème solaire... qui se révèlera bien vite inutile. En effet, au bout de 1,5 km des premières gouttes tombent. Nous enfilons vite nos tenues de combat à l'abri sous un arbre devant la résidence de l'ambassade de France. Nous aurions dû demander l'asile !


Plus nous avançons et plus les gouttes se transforment en averse, petite pluie, grosse pluie voire même cascade qui nous tombe dessus. Nous laissons passer les trombes les plus fournies sous un parking d'une salle de sport. Mis à part ce temps, la sortie de Bern est plus agréable que le côté par lequel nous sommes entrés, tout aussi vallonné mais avec des pistes cyclables mieux sécurisées. Peut-être aussi est-ce plus tranquille parce que les rues sont presque désertes en cette journée pluvieuse.


Victor râle dans une côte le long d'une route. La météo maussade déteint sur sa motivation. Pour égayer le voyage aux trois enfants, Bastien invente des histoires d'une vache et d'un mouton qui s'essaient au cirque puis partent en voyage et font des rencontres farfelues.


vers 12h30, la pluie s'arrête. Le pique-nique se fait à 13h20 au bord d'une fontaine, à l'intersection entre plusieurs routes. Les enfants s'amusent à boucher l'évacuation pour faire déborder le bassin, puis font sauter le barrage afin d'évacuer les saletés en suspension. Seraient-ils en train d'imiter leur maman ?


A 14h15 nous rentrons le repas en catastrophe devant un mur d'eau qui se rapproche. Tant pis pour ceux qui n'ont pas fini ! Nous repartons sous les gouttes, finalement moins nombreuses que prévues. Nous traversons une zone agricole (avec pas mal de bio indiqué) avec plusieurs petits villages typiques, et toujours des panneaux sur les maisons pour annoncer naissances et mariages. La pluie se fait parfois plus forte, se calme puis recommence. Arfff ! Malgré tout Maxime s'endort à 14h45.


Au détour d'un champ les panneaux passent subitement en français : nous venons d'arriver dans le canton de Fribourg, en zone francophone. Cela nous fait bizarre d'entendre des "bonjour!" après plus de 3 mois à l'étranger.


Une dernière averse achève de bien nous mouiller juste pour notre arrivée au camping à 16h. Celui-ci est immense et nous ne sommes pas rentrés par le bon côté. Bastien part à l'accueil. Il y a essentiellement des résidents mais nous avons de la place sur une petite zone réservée aux tentes. Nous retrouvons un peu l'ambiance du début de la randonnée car nous sommes pratiquement tout seuls, la haute saison touche à sa fin. Bastien installe la tente pendant que les enfants partent à l'aire de jeux et Marion fait sécher les affaires mouillées sous une toile protégeant une grande table.


La dame à l'accueil nous avait annoncé que la pluie était finie pour la journée, visiblement elle n'est pas experte en météo ! Une grosse douche nous tombe dessus par surprise. Nous nous réfugions sous des grandes bâches et on sort les pulls. Bastien en profite pour initier Victor et Maxime à la belote. Solène initialement réticente se joint finalement à eux. L'idée de la piscine est abandonnée, car on a déjà bien trop d'affaires mouillées pour rajouter en plus les maillots à faire sécher !


Nous poursuivons par le repas, il continue de pleuvoir toute la soirée, plus ou moins fort. Nous sortons pulls et manteaux, il fait froid avec toute cette humidité. Une bonne douche chaude ferait du bien... mais malgré la pièce de 1 franc, l'eau reste définitivement froide, la douche est rapide !


Les enfants se couchent tôt, à 21h30, il pleut toujours. Cette journée est sans doute la plus pluvieuse qu'on ait connue depuis le début du voyage en ayant roulé (il a autant plu à Mandelieu-la-Napoule mais on était abrités dans un appartement avec Marion et Mamoune).