On se réveille tard dans notre hutte, il y fait frais et il n'y a pas de bruit; les derniers sortent de la tente à 9h15.
Tout est rangé relativement rapidement, pratique d'avoir l'eau courante sur place ! Plusieurs promeneurs passent près de nous avant notre départ à 10h30.
Notre idée était de rejoindre Bern depuis Zürich en 3 jours, avec une quarantaine de kilomètres par jour. Le quota a bien été atteint le premier jour (hier), mais aujourd'hui la priorité est de faire réparer le rayon cassé du pino.
Bonne nouvelle, on est le 15 août mais en Suisse ce n'est pas un jour férié.
Au bout de quelques kilomètres, nous traversons un village dans lequel Bastien a repéré un réparateur de cycles. L'accueil est froid : "j'ai du boulot". Pas la peine d'insister.
Par chance 3 km plus loin sur notre route, à Suhr, il y a un decathlon. Pas plus de succès : "oui on pourrait le faire d'ici une semaine ou deux". Pas vraiment le timing qui nous convient !
La technicienne nous indique cependant de tenter notre chance dans le magasin Jumbo en face. De l'extérieur ça ressemble à un magasin de bricolage, et à l'intérieur aussi. Tout au fond il y a toutefois bien un stand de réparation de vélo. Personne ne s'y trouve, on sonne, une vendeuse arrive. Elle nous indique que le technicien est en congés et reviendra samedi (après-demain). Pas bon non plus. Elle nous renvoie vers un autre réparateur à l'autre bout de la ville qui ferme à 12h30.
Bastien en repère un autre un peu plus proche, on y file en espérant qu'il ne ferme pas à midi.
On arrive à 12h10, ouf le magasin est ouvert. Le patron est sympa, il vient jeter un oeil au vélo et fait venir son technicien pour qu'il donne son avis. Celui-ci dit qu'il ne promet pas d'y arriver car il n'est pas sûr d'avoir le rayon en stock, mais qu'il va tenter. C'est l'heure de sa pause, et ça va prendre quelques heures, il nous suggère en attendant de nous rendre à la piscine à 800 m ou de nous mettre à l'ombre dans la forêt de l'autre côté. Les enfants comprennent maintenant l'anglais... la piscine est non négociable ! En même temps avec la chaleur, c'est l'activité qui convient tout à fait.
Nous déchargeons le pino des sacoches pour la réparation, emmenons notamment la nourriture et les maillots de bain et partons à la piscine, à vélo ou à pied. On a fait 10 km.
A 12h45, nous pique-niquons tout d'abord sur un banc à l'ombre devant l'entrée. Les vélos restants sont attachés, couverts des affaires à faire sécher, tandis que nous emmenons les sacoches de nourriture à l'intérieur. Elles seront stockées au frais dans un casier : elles rentrent tout juste.
La piscine est exclusivement extérieure, avec un grand bassin de 50 m, un petit bassin, une pataugeoire avec des jeux d'eau, un bassin avec des plongeoirs à 1, 3 et 5 m, un bassin avec toboggan.
Solène et Victor se précipitent dans le toboggan et font plusieurs tours. Maxime et Marion tentent le grand bassin, mais manifestement les Suisses n'aiment pas les brassards et ils se font refouler, pour aller dans un autre bassin plus petit dans lequel Maxime n'a pas plus pied mais où il a le droit de se noyer avec ses brassards.
Bastien se repose un peu, puis rejoint d'abord les deux grands au toboggan. Juste à côté il y a les tremplins 1, 3 et 5 m. Solène et Victor font quelques sauts depuis le 1 m mais reculent en haut du 3 m, trop impressionnant. Marion part ensuite nager pendant que Bastien garde Maxime qui s'amuse dans les jeux d'eau de la pataugeoire. Vers 15h30 il repart au vestiaire charger son téléphone de quelques % supplémentaires, car il n'y avait pas de prise électrique sur les arbres dans la forêt ! Il cherche des abris pour la nuit car il n'y a pas de camping avant 25 km, probablement trop loin.
À 16h il repart à pied au magasin de cycles : le vélo vient juste d'être terminé! Le patron explique les réparations qu'ils ont faites en plus du changement de rayon (nettoyage de la cassette, réglage tension dérailleur, fixation de la béquille ; coût total 298€). Puis Bastien repart à la piscine chercher les autres. Vers 17h nous repartons donc après avoir goûté. Une petite dizaine de kilomètres plus loin, nous jugeons qu'il est déjà tard, et qu'il est plus prudent de nous diriger vers un des abris en forêt. Nous faisons le plein d'eau, y compris vache à eau, et attaquons la côte de 2 km qui doit nous y mener.
Cela valait le coup : c'est une très grande aire de barbecue dans une clairière au milieu des bois, avec plusieurs tables, certaines abritées, il y a même une fontaine et des poubelles, et nous sommes seuls !
Les enfants taillent des flèches pendant que les parents installent le campement. Repas, douche au gant comme la veille, cahier du jour et coucher 21h25 ! On n'a presque plus d'électricité alors on économise...