Les enfants sont extraits de l'aire de jeux du camping et on démarre à 10h. Le tracé de l'euro-vélo 14 fait des détours et du dénivelé. Bastien propose plutôt un trajet direct et relativement plat jusqu'à Budapest, programmé par Komoot, avec une soixantaine de kilomètres dont 12 le long de la nationale.


On s'arrête vers 11h30 au château de Martonvasar. Son parc abrite le musée agricole Agrovarzum, dont les commentaires des visiteurs soulignent l'interactivité et la pédagogie pour enfants. Bastien fait la visite en accéléré et sort faire des grosses courses. Les enfants passent d'un écran tactile à un autre, Maxime joue avec la dînette. Le musée est finalement un peu décevant, avec assez peu de matière traduite en anglais. Les enfants sont attirés par les ateliers sur écrans : les plus imagés leur sont accessibles. En revanche leur niveau d'anglais est bien trop insuffisant pour leur permettre de comprendre ceux avec des questions-réponses formulées trop longuement. Nous aurions pu aussi expliquer plus de choses aux enfants, avec notre modeste niveau de connaissances, mais nous n'en avons pas pris le temps.


Vers 13h tout le monde se retrouve et nous partons nous promener dans le parc du château, mais les enfants en ont vite marre, faim et chaud. Nous retournons alors aux vélos et roulons 200 m pour nous poser sur un banc à l'ombre pour pique-niquer.


Nous repartons ensuite sur la route. Il fait très chaud, c'est un peu vallonné et le bruit du trafic est fatigant, il faut être bien concentré car les voitures, bien que prudentes passent très vite et il n'y a pas de bande d'arrêt d'urgence ni de piste cyclable sur cette nationale. Sur la voie en face, la circulation est beaucoup plus dense que le matin et que dans notre sens. Cela vire peu à peu au bouchon : on est vendredi après-midi, les Hongrois partent probablement à la mer (intérieure de Balaton) !


A 15h30, nous quittons enfin cette nationale fatigante et rentrons dans des zones plus urbanisées en zig-zagant d'une rue à l'autre en suivant les indications du GPS. Nous cherchons vainement un parc pour nous reposer et une glace. Soudain au détour d'une rue "Budapest" !!

Maxime qui vient de se réveiller fait pour une fois partie de la photo souvenir, mais il n'est pas du tout content et voulait rester tranquille.


Nous hésitons entre plusieurs campings, et le GPS est mal programmé si bien qu'on ne sait pas exactement combien de kilomètres il reste, ce qui énerve les enfants, d'autant que le compteur de Victor n'a plus de piles et celui de Solène a des absences à cause d'un problème de câble.


Arrivés dans une zone commerciale, nous faisons une pause pour remplir nos gourdes et vider nos vessies dans les toilettes d'une galerie marchande, pendant que Bastien programme la fin du parcours. On est en fait loin d'être arrivés, il reste 22 km ! Il est à peu près 17h15...

On espère trouver une glace en se rapprochant du centre-ville mais peine perdue, on a juste droit à des immenses avenues. Nous longeons pendant quelques kilomètres le Danube pour la première fois. La piste cyclable est agréable, cela augure du bon pour la suite du voyage puisque nous remonterons ce fleuve pendant plusieurs centaines de kilomètres en partant de Budapest. Mais cela ne résout pas le problème de la glace ! Un cycliste interpelle Bastien avec les questions habituelles : "vous venez d'où? France", "vous allez où? Au camping plus loin".

Notre destination étant atteinte, il faut qu'on retravaille notre discours!


Finalement nous nous arrêterons à 18h, sous les suppliques de Solène, après avoir traversé le Danube, sur un petit bout d'herbe à l'ombre pour manger quelques biscuits et bananes. La glace sera pour demain.


Les derniers kilomètres sont plus paisibles malgré la circulation urbaine, les estomacs étant remplis et nous avons retrouvé l'euro-vélo 14 et son fléchage impeccable. Budapest est en fait immense, environ 23 km de diamètre.


Notre camping Arena est un peu excentré mais avec de très bons commentaires. Il aura fallu le mériter ! Nous espérons que l'accès au centre-ville en transports en commun ne sera pas trop long. Il est réputé calme... Nous sommes accueillis par de la musique à fond, à 19h15. Mais comme le camping est très étendu, nous nous installons loin des fêtards, et l'on entend plus rien. Nous avons choisi un emplacement au milieu d'un bosquet d'arbres qui promet de l'ombre toute la journée, stratégique au vu de la chaleur annoncée pour les prochains jours. Le camping est impeccable, on a même un hamac sur notre emplacement. Un bloc cuisine avec frigos, micro-ondes et plaques électriques permet de préparer notre repas sans sortir notre réchaud, (c'est en fait assez systématique en Hongrie, on ne le savait juste pas), des machines à laver sont en libre accès et le wifi capte même dans la tente ! Il manque juste un parc de jeux pour enfants mais ils en ont repéré quelques-un de leurs âges, dont des français. Ils préfèrent toutefois se reposer de la longue journée en finissant les coloriages du restaurant de la veille.


Repas sans moustique, douche, cahier du jour et dodo des enfants. Les parents se lancent alors dans le repérage des lieux et activités à faire à Budapest. D'ores et déjà nous arrivons à avoir un billet en français pour la visite du parlement lundi, ce n'était pas gagné.