Nous nous levons tôt de notre petit camping tranquille : dès 7h le soleil chauffe la tente et fait sortir les premiers occupants. À 8h30 Solène et Maxime sont extraits de force, Victor est très motivé pour partir tôt : un camping 5* avec parc aquatique nous attend... à 57 km.
À 9h40 nous nous élançons pour une étape longue mais sans difficultés majeures de prévues.
Comme la veille nous circulons essentiellement sur des routes secondaires peu fréquentées, au milieu de maisons aux jardins impeccables, fréquemment agrémentées de nains de jardin.
Le rythme est très soutenu pour arriver le plus tôt possible et profiter au maximum de la piscine. Solène exige qu'on roule au moins à 15 km/h ("tu comprends Papa, si on roule encore 2h à cette vitesse puis on s'arrête à 13h pour manger rapidement alors à 14h on y est", prévision réactualisée 20 fois dans journée) et Victor veut faire tous les kilomètres le matin.
Au bout d'une dizaine de kilomètres, nous arrivons à Novo Mesto mais ne nous arrêtons pas, à l'exception d'un aller-retour sur un pont de piste cyclable remarquable par sa longueur sans pilier ni câble pour le soutenir (a priori il n'y en a que 3 dans le monde comme ça) et d'un arrêt à la boulangerie.
Nous longeons ensuite la rivière Krka par une très belle piste cyclable, 5 m de large, sans accès aux voitures. Lors d'une courte montée, Victor se déporte sur la gauche pour monter en lacets. Débouche alors à fond un cycliste furieux qui nous insulte avec force mots incompréhensibles et doigts d'honneur. Il a peut-être eu peur de percuter Victor ou plus sûrement raté son record du monde de la montée au vu de la largeur de la route. Nous le laissons partir sans broncher ni avoir le temps de le traiter de "vecchia strega".
Nous pique-niquons à 13h15 et 38 km au bord de la rivière, auprès d'une aire de camping-cars avec terrain de beach-volley, et repartons tout aussi rapidement 50 minutes plus tard. Au détour d'un champs nous croisons une cigogne juste devant nous en train de farfouiller dans le foin fraîchement fauché. Nous la regardons quelques instants avant de repartir.
Puis plus loin un paysan retourne le foin avec son tracteur, il y en a une douzaine dans le champs, ainsi que quelques hérons cendrés.
Victor fatigue un peu dans la seule petite montée du jour, qui intervient après 50 km. Heureusement quelques kilomètres plus loin Bastien se prend un caca d'oiseau sur la main, cela remet du baume au coeur et nous arrivons à 15h50 au camping de Term Catez, incroyable !
Le lieu est immense, une vraie ville avec ses quartiers de bungalows, plusieurs hôtels, un lac artificiel avec des mobils homes flottants... C'est le plus grand parc aquatique d'Europe orientale d'après leur site internet. Les enfants trépignent. On file à l'emplacement et Marion les emmène directement au parc aquatique d'été. Bastien monte la tente et range les vélos avant de les rejoindre quelques minutes plus tard.
C'est gigantesque. Il y a des dizaines de tobbogans de toutes les tailles, dont certains à descendre dans une bouée, une piscine à vagues, des pataugeoires grandes comme la piscine d'Aix-les-Bains, une rivière artificielle pour une balade en bouée, un parc de jeux pirate avec des cascades et jets d'eau de partout, etc. L'eau est très chaude.
Solène et Victor découvrent chaque activité avec fascination. Maxime moins familier des piscines, préfère les eaux calmes sans cascades, et les tout petits toboggans. Il aime actionner les pompes pour faire sortir un jet d'eau de la bouche des animaux de la pataugeoire. La promenade en bouée dans la rivière fait l'unanimité. Il y a étonnamment peu de monde pour un samedi ensoleillé et nous n'avons pas à faire la queue pour les toboggans.
À 18h30 les activités s'arrêtent progressivement, la fermeture étant prévue à 19h. Nous prenons nos affaires (il faut retraverser tout le parc) et nous allons ... au parc aquatique intérieur, qui lui ferme à 21h ! À peine plus petit il y a là aussi une piscine à vagues, plusieurs toboggans, des jacuzzi dont un dans une grotte, des cascades et des jets, des zones avec du courant, le tout dans un décor de jungle. Nous prenons un toboggan tous les 5, Maxime surmonte un peu sa peur et finit même parfois la tête sous l'eau.
Nous y restons jusqu'à 20h30. Les enfants auront été bien récompensés de leur pédalage énergique et efficace aujourd'hui.
Nous mangeons rapidement, à la fois car les enfants, surtout Victor, sont épuisés et affamés et parce que des moustiques nous attaquent (mais sans commune mesure avec le camping près de Venise). Les cahiers du jour sont rédigés et les enfants s'endorment à 22h.