Bastien réveille les enfants à 8h dans l'objectif de partir à 9h. Marion n'entend rien et se réveille à 8h40. Heureusement Victor aide à descendre toutes les affaires dans la cour où Bastien les installe sur les vélos. Nous partons à 9h35 sous un ciel nuageux pour une longue étape de 66 km annoncés, avec au bout un petit camping tranquille au bord d'une rivière.


Nous sortons de Ljubljana par des pistes cyclables, puis suivons des panneaux rouges d'itinéraires cyclables de villes en villes. La campagne est très jolie, avec des villages soignés. On croise beaucoup d'oratoires fleuris avec une vierge ou un Christ, des poules, des chiens qui aboient peu ou pas. En revanche il n'y a pas de fontaines, et Marion demande à un riverain de remplir sa gourde à deux reprises dans la journée. Il n'y a pas non plus de jeux : ils sont dans les écoles ou dans les jardins des gens.


Dans un village, nous tombons sur un gros nid de cigognes perché sur un poteau. Deux cigognes s'y trouvent, quelle chance que ce spectacle ! L'une d'elle s'envole bientôt. On observe en fait 4 autres cigognes volant majestueusement aux alentours. Puis la cigogne revient et le couple se met à claquer du bec en renversant la tête en arrière.

Tout le reste de la journée, Marion lève le nez sur les poteaux pour chercher d'autres nids, mais n'en voit pas d'autres.


Nous pique-niquons à 13h15 après 38 km de route, dont trois petites montées et une longue descente finale dans les bois. Nous sommes au bord de la rivière Krka, malheureusement peu accessible car bordée de maisons et jardins privés. Bastien nous annonce que l'après-midi sera plus tranquille, 30 km et de plus petites montées. On met de la crème solaire avant de repartir, car le soleil est de retour ! L'endroit du pique-nique n'étant pas très intéressant, la pause est courte. On repart à 14h20.


Le trajet de l'après-midi se révèle être une succession de bosses : on monte, on descend, on monte... Victor dit qu'il a mal aux jambes. On fait une pause repos-jambes, puis une pause goûter (le reste de crêpes). A 18h, Bastien annonce qu'il reste 4,5 km jusqu'au camping. Maxime s'est endormi. Dans la montée de la bosse suivante, Marion crève du pneu avant. On s'arrête le long d'un bâtiment qui ressemble à une caserne de secours ou à un gymnase, avec plusieurs hommes qui s'affairent autour. Les enfants font leur cahier d'école avec Marion, pendant que Bastien s'échine patiemment à retirer le pneu de la roue. Maxime dort toujours. Un monsieur vient alors aider Bastien, avec entrain même si sans paroles.


On repart une petite heure plus tard et arrive au camping à 19h10 et 69 km. Contrairement aux espoirs de Victor, la rivière Krka est trop large et profonde pour s'y baigner ou y chercher des petites bêtes. Marion file au supermarché à 2,5 km qui ferme à 20h. Bastien monte la tente puis répare la chambre à air percée pendant que les enfants gonflent les matelas. Puis Solène et Victor écrivent leur carnet de voyage et Maxime tente d'éplucher un concombre. Dîner, douche, dodo 22h. Il n'y a pas de moustiques mais l'humidité monte une fois le soleil couché et il faut bien tout protéger dans les sacoches.