Bastien ayant prévu une petite étape de 30 km avec des montées modérées pour aujourd'hui, on ne se presse pas pour démarrer. Réveil général à 9h15 et départ 11h20 sous un ciel nuageux.


Après un arrêt au supermarché, nous franchissons vers midi la frontière italo-slovène. Deux policiers marquent le coup au bord des voies rapides menant à l'autoroute. On trouve un échappatoire vers la nationale tracée en ligne droite, que nous allons suivre aujourd'hui.


On regarde les premiers panneaux en slovène : c'est incompréhensible ! Avec ces accents bizarres sur les consonnes, on ne sait même pas comment prononcer. Euh papa, d'ailleurs, comment dit-on "bonjour" en slovène ? A côté, l'italien était vraiment facile, on devinait le sens de la moitié des mots. Mais en slovène, impossible d'imaginer...


Quelques kilomètres après la frontière, une voiture rouge s'arrête à notre hauteur : c'est notre fan club local transfrontalier, le vieux monsieur qui nous a déjà filmés hier dans la montée de Trieste ! Il échange quelques mots et numéros de téléphone avec Bastien et remonte dans sa voiture.


Après 15 km, on s'arrête de 13h15 à 14h45 près d'une église et d'un cimetière à la sortie d'un village pour pique-niquer. Puis la montée commence, pas tellement raide (8%) mais fatigante pour Solène. On est toujours sur la nationale en ligne droite. Le paysage est vallonné, avec des bois et des champs.

Il ne reste plus que 4 km avant le camping mais Solène demande une pause, se plaignant d'avoir mal au ventre. On s'arrête et Solène s'allonge dans l'herbe, ce qui la requinque rapidement, pendant que Victor et Maxime jouent avec les gendarmes (pyrrhocores).


A peine repartis, nous quittons la nationale pour un raccourci par un chemin forestier en terre et cailloux. Une grosse flaque formée par un ruisseau nous barre la route. Bastien passe en force sur le pino (avec Maxime) puis pose des grosses pierres pour que les autres puissent passer à pied sans se mouiller les pieds.

Puis une montée dans les cailloux se présente : on pousse les vélos et Maxime marche. Enfin le chemin redescend vers le village de Razdrto où se trouve le camping. On y parvient à 17h20 et 30 km..


Le monsieur de l'accueil du camping parle français. C'est Solène qui gère notre enregistrement pendant que Bastien emmène Maxime aux toilettes. Le camping est tout petit et charmant, avec pour voisins des prés à vaches et un enclos de cochons. Il contient une piscine (un grand bassin) que le monsieur ouvre pour nous après que Solène et Victor soient allés lui demander.

Après la douche, Solène et Victor nagent dans la piscine. Ils n'ont pas pied. Marion et Maxime les surveillent (un brassard de Maxime est percé) pendant que Bastien monte la tente. Puis il se baigne avec Maxime, et Marion prépare le dîner.

Après le repas, Marion coupe les cheveux de Victor, les enfants écrivent leur cahier et se couchent à 22h.