Il a manifestement plu beaucoup cette nuit au vu des flaques dans le auvent de la tente et sous les matelas gonflables. Heureusement, les quelques gouttes matinales sont les dernières annoncées pour la journée. Comme nous avons prévu de rester à Cremona une seconde nuit, nous étendons les affaires mouillées et vidons la tente pour laisser sécher la toile toute la journée.


Nous partons à pied vers 11h pour rejoindre le centre de Cremona, à 1 km environ du camping. En chemin, nous entrons dans l'église San Pietro al Po, tout aussi décorée de peintures et dorures que les autres églises en Italie.


Nous arrivons au musée du violon. En effet, Antonio Stradivari a vécu à Cremona. D'abord nous écoutons un concert d'une demi-heure par une violoniste allemande de 25 ans, Lara Celeghin, jouant un stradivarius de 1669 nommé Clisbee. L'auditorium est principalement rempli de classes en sortie scolaire. Nous écoutons du Brahms, Vivaldi, un tango, Saint-Saens. Le violon sonne à merveille. Un morceau est joué avec un violon offert au musée en 2017 par des luthiers du Paraguay recyclant des déchets en violons et formant des jeunes pauvres à la musique.


Puis nous visitons les salles du musée du violon. Les enfants s'intéressent surtout aux jeux interactifs sur les parties du violon, les bois utilisés, le développement international de la lutherie... La salle des trésors, semblable à un écrin avec ses murs et son plafond de velours pourpre, expose les instruments de Stradivari, Amati, Guarneri et d'autres grands luthiers de l'école crémonaise. Une autre salle est dédiée au concours triennal Antonio Stradivari, au cours duquel des luthiers du monde entier présentent leurs instruments. Les lauréats sont achetés par la fondation du musée du violon et intègrent les salles d'exposition du musée.


Nous sortons à 14h et allons pique-niquer dans le parc Jean-Paul II. Les enfants jouent dans l'aire de jeux, d'abord au toboggan et autres installations officielles, puis avec des bâtons dans une grande flaque d'eau. Une maman et son garçon de 2-3 ans arrivent. Elle souffle des ribambelles de bulles que l'enfant joue à attraper... bientôt rejoint par Solène, Victor et Maxime.


A 16h, nous allons au musée vertical, situé dans la tour de la cathédrale, plus haute tour d'Europe en briques, avec ses 112 m de hauteur et ses 502 marches. Quelques salles au cours de l'ascension exposent des objets sur la mesure du temps : horloges astronomiques ou autres, pendule de Foucault... Victor compte les marches jusqu'au sommet : 491, raté ! Ce n'était pas facile car il y a de nombreux dédales et points de vue intermédiaires avec à chaque fois quelques marches à escalader et redescendre. La vue panoramique au sommet s'étend bien au-delà du Pô et de la campagne crémonaise.

Puis nous visitons la cathédrale, avec ses fresques et sa crypte. Nous mangeons ensuite une glace, très bonne et avec un large choix de parfums (dont "pan di stelle" choisi par Victor, pour prolonger le goût du paquet éponyme fini la veille).


A 18h on repart en direction du camping. Les enfants veulent aller aux jeux d'un parc devant lequel nous sommes passés à vélo hier sous la pluie. Marion les accompagne pendant que Bastien passe au supermarché puis rentre à la tente. Le parc en face du camping contient en fait un circuit de vélo de course. Après avoir tourné dans le vaste parc, il faut se rendre à l'évidence : il n'y a pas de jeux par ici.


Il est déjà 19h, on rentre au camping. Heureusement au fond se trouve un enclos avec 4 chèvres. Les enfants vont les voir pendant que les parents s'affairent. Le dîner dans la douceur du soir est agréable, bien plus que sous la pluie hier ! Toutes les affaires ont bien séché pendant la journée, sauf les baskets pas complètement. Puis douche, vaisselle, lessive, cahier de voyage, dodo 21h45 (quasi un record !).