Il a plu cette nuit mais la journée est annoncée ensoleillée. Victor a encore le pied gonflé suite à sa piqûre d'abeille. Une fois sa basket prudemment enfilée, il préfère ne plus l'enlever, même pas pour jouer au trampoline.


Nous partons à 10h15, en suivant toujours l'euro-vélo 8 en direction de Piacenza (Plaisance) puis Cremona (Crémone). Le prochain camping à Cremona est inatteignable en une journée, c'est pourquoi nous prévoyons de bivouaquer ce soir.


Nous retraversons Pavia puis empruntons une portion de la via Francigena, itinéraire de pèlerinage en direction de Rome. La région est rurale avec des champs détrempés, des plantations d'arbres, des prés rougis par les coquelicots, et des villages. L'euro-vélo 8 suit principalement les digues de protection des crues du Pô. Il n'y a pas toujours de goudron, ou alors il y a de gros trous devenus flaques. Mais au moins c'est tranquille, on a une vue panoramique sur la campagne, on peut rouler à deux de front et discuter. Solène invente des histoires pour Maxime. Victor et Marion discutent et apprennent la table de multiplication de 3.


On s'arrête pour pique-niquer à 13h dans le parc d'un village. Une grand-mère s'approche avec sa petite-fille Emma de 2 ans qui avait vu les enfants. Maxime puis Victor tentent de lui proposer de jouer au ballon mais c'est finalement elle qui fait sa timide. La grand-mère s'intéresse à notre voyage et propose d'offrir une glace aux enfants. Nous refusons et on repart à 14h30. Victor fatigue et aimerait s'arrêter au plus tôt. A 16h15 et 48,5 km, on arrive à un accès au bord du Pô où se trouvent un restaurant-bar "Le Gabbiane" et un club de sports nautiques motorisés. Des gens boivent un verre autour de tables en extérieur, des enfants jouent au ballon dans l'herbe prés du parking. Les enfants mangent (finalement !) une glace, Bastien fait du repérage des environs pour voir si on pourrait bivouaquer ici. Des gens continuent d'arriver, mais d'après Google, le restaurant ferme à 19h. Bastien accompagné de Solène va finalement demander à la propriétaire du restaurant si on peut camper ici : "Oui oui, où vous voulez" répond-elle rapidement car très affairée.


Vers 17h30, Marion part faire des courses dans le supermarché le plus proche ouvert ce dimanche de Pentecôte, à 7 km. Elle emporte également la vache à eau de 5 L pour s'approvisionner dans le cimetière d'un village.

Pendant ce temps Bastien monte la tente, joue au ballon avec Maxime. Solène fait son cahier d'école. Victor regarde des garçons jouer au foot puis se décide à les rejoindre, suivi ensuite par Solène. C'est la première fois que les enfants osent s'approcher des Italiens, même si Bastien fait beaucoup le traducteur pour expliquer les règles et les équipes.

Vers 20h, toutes les voitures sont parties sauf un camping-car venu dormir ici comme nous. On remarque qu'il y a en fait un robinet accessible derrière le restaurant. Repas, vaisselle, toilette au gant dans la pénombre (difficile pour Victor fatigué mais un plaisir pour Maxime qui se frotte pendant 15 min !), lessive, cahier de voyage et dodo 22h30.