Réveil à 8h par les petits voisins, sauf Maxime qui dort toujours profondément le matin. Les enfants jouent ensemble pendant que les parents rangent. Les 3 autres tentes de cyclo-voyageurs sont rapidement parties et il ne reste plus que nous 11 au camping.
Les parents discutent un peu quand même, on prend le temps d'une photo de groupe et d'échanger les adresses mails avant de se dire au revoir.
A 10h30, on quitte le camping pour revenir se garer sur la place de la cathédrale, et cette fois-ci grimper dans son fameux clocher le plus haut du monde (163 m). Le dernier niveau à 143 m est actuellement en travaux, si bien qu'on ne peut monter que jusqu'au 2ème étage, à 102 m et 560 marches.
En pleine ascension, un puissant "dong" fait hurler de frayeur Maxime, suivi par d'autres "dong". En effet on est juste à côté des cloches qui sonnent 11 coups.
Au premier étage, une pièce centrale donne un point de vue sur les 12 cloches suspendues en contrebas, et montre des photos d'autres cathédrales prestigieuses du monde, avec leurs dates de construction et hauteur de clocher.
Arrivés en haut, la vue est effet remarquable. "On dirait que la ville est devenue une maquette comme dans le musée de Kesthely avec les petits trains !" disent les enfants. On repère le Danube et son eau sombre, la gare et son ballet de trains, un concert d'orchestre d'harmonie en plein air qu'on entend jusqu'ici, nos vélos et leurs paniers jaunes fluos, une super aire de jeux...
Solène, Victor et Bastien redescendent aisément et jouent à éclater les énormes bulles qu'un monsieur fait sur la place. Maxime met plus de temps à redescendre toutes ces marches avec Marion, mais accélère le rythme sur la fin lorsqu'il aperçoit les bulles et les enfants qui courent tout autour.
Il est 12h15, on se rend à quelques pas au muséum d'histoire naturelle. Il est très bien conçu, avec différents thèmes abordés, de façon ludique et accessible aux enfants. Le seul bémol, c'est que tout est exclusivement en allemand... Heureusement les parents arrivent à expliquer pas mal de choses aux enfants qui se montrent très réceptifs et attentifs. On voit évidemment des animaux empaillés, des fossiles trouvés en Allemagne, des collections de superbes papillons, des crânes ou autres os d'animaux, un squelette humain, une représentation de l'ADN en spirale, les espèces d'arbres de la région d'Ulm.
Le musée est finalement assez petit mais intéressant, on en ressort à 13h45. Les enfants veulent aller pique-niquer dans la belle aire de jeux repérée du haut de la cathédrale. Bastien en trouve une sur son téléphone et on s'y rend. Ce n'est en fait pas la même, mais elle est très bien quand même.
On repart à 15h pour faire 34 km jusqu'au camping de ce soir. Le tracé initialement imaginé par Ravensburg ne présentant pas où trop peu de campings, Bastien a trouvé un autre itinéraire plus à l'est le long de la rivière Iller avec plus de campings.
On s'arrête avant de quitter Ulm pour reprendre de l'eau dans les toilettes publiques d'un parc. Chez les femmes, au-dessus du lavabo est écrit "kein trinkwasser". Zut. Bastien et Maxime vont ensuite aux toilettes chez les hommes, et là aucune indication sur l'eau du robinet. On remplit donc nos gourdes et part pour de bon.
La route est plate et quasi-rectiligne. Victor réclame une pause goûter à 17h puis retrouve de l'énergie. La fin de l'étape suit un chemin de cailloux blancs le long de l'Iller bordé d'arbres. C'est agréable.
Les enfants ont bien pédalé, sans sieste pour Maxime malgré les pronostics de Marion. On arrive au camping à 18h45. C'est un gros camping de 600 emplacements près d'un lac, qu'il est maintenant trop tard pour aller voir de près. On se rend à l'emplacement 47 qui nous a été attribué puis les enfants partent aussitôt dans l'aire de jeux. Deux jeunes garçons et une dame s'approchent alors de Bastien et Marion pour demander si on est au bon emplacement. Marion se demande si on s'est trompé, mais eux ont le numéro 41 et sont déjà bien installés. Comme les numéros ne sont pas tous indiqués devant les places, le voisin est sollicité pour savoir quel est son numéro : il est au 46. On est donc bien là où la réception nous a dit de nous mettre.
Au final, on n'a pas compris pourquoi on avait été questionnés ainsi, mais on a désormais l'impression de déranger en étant arrivés ici. Les autres campeurs sont plutôt des caravanes ou campings cars qui semblent installés pour plusieurs jours.
On dîne dans l'herbe près de notre tente, les enfants écrivent leur carnet de voyage puis se douchent avec Bastien et s'endorment à 22h.