Au réveil, les enfants retournent dans l'aire de jeux pendant que Bastien fait un peu de bricolage des vélos, Marion des courses, puis les parents rangent le campement.
Il est surprenant de voir autant d'Allemands et que le tourisme est organisé pour eux (du moins à cette période pré-estivale). Plusieurs chansons du babydance étaient en allemand, les panneaux touristiques sont en allemand, les commerçants des panetteria parlent allemand à Marion (directement italien à Bastien).
On démarre sous le soleil à 10h45, en longeant la lagune de Caorle où se trouvent des casoni, maisons traditionnelles de pêcheurs ressemblant à de grosses huttes rondes. L'une d'elles se visite gracieusement. Au centre, un foyer avec autour des couchettes. A l'avant, une table. Sur les côtés, des outils de pêche, des affiches sur la faune et la flore locales.
Puis on arrive vers 11h15 devant un ponton où komoot nous dit de prendre un bateau pour traverser la rivière. Sauf que sur place, un panneau informe que ce service commence samedi 8 juin (on est jeudi 6). Il faut donc longer la rivière jusqu'à un pont. Au final, on revient sur une portion déjà empruntée la veille pour arriver à Caorle...
La même chose se répète pour une autre rivière. Il faut la remonter dans un sens jusqu'à la traverser sur un pont, puis la redescendre sur quelques kilomètres.
Nous court-circuitons une partie de l'euro-vélo 8 dont le tracé est trop divagant, mais au prix de chemins de graviers où notre progression est plus lente.
A 13h30 et 26 km, on s'arrête dans un parc ombragé jouxtant une église, avec bancs, jeux et fontaine. Les foccacia sont appréciées, cela faisait une semaine qu'on n'en avait pas mangées.
Bastien fait une double annonce : (i) on dort dans un camping avec piscine et plage ; et (ii) il est à 34 km. De quoi motiver les enfants pour repartir sans tarder. En effet, hier il avait fallu sortir de la piscine du camping à 18h45. Il est malgré tout déjà 14h45 quand on redémarre.
Rapidement on s'engage sur des routes de graviers. Notre vitesse ne dépasse pas 9 ou 10 km/h. Puis nous suivons un chemin de terre au milieu d'herbe sur une digue. On est concentré sur notre trajectoire, les vibrations du sol produisent des picotements dans les mains. Nous traversons des champs et des chenaux, et ne croisons pas grand monde. Solène réclame une pause goûter. On s'arrête à l'ombre d'une église de 16h50. Bastien est très fatigué et se couche dans l'herbe.
On repart à 17h20, avec une quinzaine de kilomètres à parcourir encore. On prépare psychologiquement les enfants à ce que la piscine soit fermée à notre arrivée. Les derniers kilomètres sont sur route goudronnée, mais Bastien fatigué ne peut pédaler très vite.
Nous arrivons au camping Sabbiadoro à 18h45, avec 61 km au compteur. "Deutsch ?" demande l'hôte de la réception à Marion. Bastien prend le relais en italien. Un panneau indique que la piscine ferme à 18h... Les enfants n'ont même pas l'air déçus et filent aux jeux.
Bastien et Marion regardent la suite du parcours jusqu'au bout de l'Italie. Un bateau part de Ligano Sabbiadoro à 08h55 demain. Il va falloir se lever tôt. Donc se coucher tôt, explique-t'on aux enfants. Donc pas de plage ce soir.
Les enfants repartent jouer, tandis que les parents préparent les couchages et le repas. Hier nous avons dormi pour la première fois sans les duvets (seulement les draps de soie), que nous avions par précaution laissés dans la tente. Ce soir on ne les sort pas des sacoches pour gagner du temps demain matin.
A 20h les enfants reviennent nous dire qu'une animatrice française leur a dit de venir à 20h30 pour l'animation baby-dance. On commence par la douche. Puis les enfants tentent de reproduire les chorégraphies, dont certaines sont les mêmes qu'hier. Cette fois-ci les musiques s'enchaînent. Ils sont 7 animateurs sur la piste de danse pour 10 enfants.
A 21h05 on ramène les enfants à la tente pour le dîner. Dodo 21h55, ils écriront leur cahier du jour demain dans le bateau.