Après un vote familial la veille, nous décidons de retourner une dernière fois à Venise ce mardi et de repartir pour la suite du voyage mercredi.

Notre programme est désormais bien rodé : départ du camping à vélo, arrêt à mi-chemin à la panneteria pour acheter des pizzas/pain/jambon/saucisson, on attache nos vélos avec tous les cadenas disponibles devant le port (ce matin il fait très beau et nous arrivons un peu tard (11 h), plus d'emplacement disponible, donc on se met plus loin comme des dizaines d'autres vélos), Solène et Victor attachent tous les casques et gilets jaunes, on recouvre notre tas de vélos par la bâche de protection pour éviter pluie et regards curieux puis on fonce attraper le bateau car on arrive toujours à la dernière minute. Il est 11h13, c'est la panique habituelle, on court on court pour le bateau de 11h15, on se pointe sur le quai, on sort les billets et valide. Ouf ! On lit sur l'écran des horaires de départ que le bateau passe à 11h30, comme les autres jours... On a plus intégré le rituel course que les horaires ! Les "et quart" et "moins le quart", c'est dans le sens du retour.


Les enfants et Bastien s'installent dehors tandis que Marion reste à l'intérieur pour affiner le programme prévu pour la journée sur son téléphone, a priori l'île Saint Georges Majeur.

À la fin du trajet Bastien rentre avec Victor s'installer près de Marion. Elle est toute pâle et ne se sent pas bien. Elle se couche sur les sièges en attendant que les autres passagers débarquent, les enfants sortent attendre sur le quai. Marion se sent un peu mieux grâce à l'air qui rentre dans le bateau, les parents rejoignent les enfants sur le quai et on s'installe sur un banc pour laisser Marion reprendre des forces.

Marion demande à Bastien de trouver des toilettes proches. Il en trouve à 200 m, ouvertes de 9h30 à 19h30. On s'y rend pour trouver porte close, grosse déception...

On va au bout de la ruelle, bloquée par un canal, on fait demi-tour, et un monsieur s'approche de la porte des toilettes, sort une clé et ouvre. Quel soulagement ! Il était parti faire une pause, les personnes présentes dans la rue se précipitent à l'intérieur, nous n'étions pas les seuls déçus !


Le malaise de Marion était un mélange de mal de mer, manque d'air dans la foule du bateau et de chaleur. Même si elle va mieux on décide d'alléger le programme, et d'éviter de reprendre un bateau dans l'immédiat.

Victor veut de toute façon juste se promener dans les rues ! Bastien propose d'aller explorer le quartier du marché du Rialto.


Mais en chemin, Maxime fatigue et demande à manger. On trouve donc un coin tranquille pour pique-niquer à 13h20, tout au bout d'une ruelle au bord de l'eau. Un goéland nous tient compagnie. Les enfants s'amusent à le voir lever la tête à chaque fois qu'ils font mine de lancer un bout de leur repas. Nous sommes sur le trajet des gondoles, Maxime les salue et obtient cette fois pleins de sourires et de coucous.


Nous repartons ensuite nous promener, rentrons dans l'église San Zaccaria avec de belles fresques. Maxime poursuit les pigeons sur la place. Ce sont des pigeons de luxe, tellement habitués à la foule qu'ils ne s'envolent quasiment pas et le font courir très longtemps.

Nous partons ensuite chercher une gondole. Les enfants rêvaient de monter dedans, c'est l'occasion de clore en beauté le séjour vénitien. Nous souhaiterions une promenade dans les petits canaux en passant sous les multiples petits ponts. Les points de départ (repérés par de petites pancartes) que nous avons croisés dans nos pérégrinations sont tous vides, les gondoles sont sur les canaux. Nous nous rapprochons de Saint-Marc, bondée comme à son habitude. Un gondolier propose de nous emmener. Bastien demande le tarif : 135 €, soit 50% plus cher que celui officiel affiché sur les panneaux devant les points de départ (90€ les 30 minutes, fixé par la municipalité). Devant notre refus il propose une ristourne mais nous n'apprécions pas la démarche.

Nous marchons un peu plus loin, formulons la même demande. Rebelote, le gondolier nous demande là encore le même tarif délirant. Nous préférons passer notre chemin devant ce manque de clarté. Les enfants sont plus choqués par le procédé que déçus, et plutôt que de passer plus de temps à chercher une gondole et fatigués par tout ce monde, nous décidons de rentrer au camping profiter de la plage.


Nous prenons le bateau de 15h45. Pendant le trajet, Solène fait une leçon d'histoire de son livre d'école, et Victor apprend la table de 4 avec Marion.

Sur le chemin du retour entre Punta Sabbioni et le camping, nous mangeons quand même une glace, on ne pouvait pas rester sur un échec !


Arrivés au camping, les enfants se précipitent à la plage à 17h45. De gros nuages noirs sont à l'horizon ouest, un peu de pluie est annoncée à 19h. Quel contraste avec la journée estivale à Venise !

Lorsque les parents les rejoignent, ils continuent à fouiller la plage pour compléter leur collection de coquillages. Il faut dire qu'il y en a beaucoup, et que certains sont vraiment beaux.

Solène s'entraîne à faire le poirier et la roue avec l'aide de Marion.

Petit à petit les enfants se rapprochent de l'eau, se mettent en tenue et se lancent avec Marion dans la construction d'une forteresse géante assaillie par les vagues. Victor invente un procédé de renfort des digues en mélangeant algues et sable, c'est bien efficace.


Les nuages étant passés plus au sud, les parents repartent à 19h30 chercher les affaires pour le pique-nique et les manteaux. Lorsqu'ils reviennent, Maxime oeuvre toujours sur la forteresse mais Solène et Victor sont dans l'eau ! Il est presque 20h, la plage est déserte...

Ils jouent dans les vagues et s'amusent comme des fous.

Nous parvenons à les rapatrier pour le repas (Victor commençait à avoir froid). Une colonie de goélands est installée comme les soirs précédents à une centaine de mètres de nous, on ne sait pas ce qu'ils font, tous posés sur le sable et tournés vers le large. C'est trop tentant de partir à l'attaque pour les disperser, ce qui sera fait plusieurs fois au cours du repas (les pauvres) !

Après le dessert et une ultime attaque, les enfants disparaissent dans le lointain, heureusement que Victor est en t-shirt orange fluo ! Ils sautent depuis un talus de sable de quelques mètres de haut.


Il faut bien finir par rentrer. La douche est prise avec maman cette fois-ci. Victor demande à se doucher à l'eau froide (cheveux compris) ! Puis longue séance de cahier du jour dans la tente avant le dodo de la fin des vacances vénitiennes !