Victor est prêt le premier ce matin. Il fait une dictée pendant que Maxime réveillé le dernier se met de la crème solaire et Solène termine son bol de muesli. Puis Victor commence à faire des tours du terrain sur son vélo "pour se rajouter des kilomètres". Solène s'y met aussi et on ne sait pas trop comment, mais ça dégénère en larmes. Le temps de calmer Victor, on démarre à 10h45 alors qu'on voulait partir tôt car l'étape est longue : 55 km environ jusqu'à une aire de camping-cars repérée avant Ferrara. Il n'y a en effet pas de campings dans le secteur. Il fait beau, la météo n'annonce pas de pluie pour aujourd'hui, ouf !


On suit l'euro-vélo 8 le long du Pô. Il existe une voie sur chaque rive du fleuve. On emprunte un peu la rive droite puis la rive gauche. On roule sur une route goudronnée sur la digue, ce qui nous donne de la hauteur pour regarder le fleuve, les champs et villages aux alentours. Il y a visiblement beaucoup d'eau, la plupart des terrains étant inondés contre le Pô.


La qualité de la route nous permet de rouler à bonne allure, environ 16 km/h. Devant, Solène invente des histoires pour Maxime. Derrière, Victor et Marion discutent. On s'arrête à l'aire de jeux de Calto à 13h40 et 35 km. Les enfants se précipitent vers les jeux tandis que les parents optent pour les bancs et le pique-nique.


On repart vers 15h15. Le parcours est quand même monotone à force, mais au moins la météo est bonne, on est en sécurité et au calme. Les histoires pleines d'imagination reprennent pendant que les jambes pédalent. Le soleil sur la route qui s'étire jusqu'à l'horizon crée des mirages. Les ombres des creux de l'asphalte au loin deviennent des flaques de chocolat que les enfants ramassent dans des sacoches supplémentaires portées par les oiseaux qu'on voit s'envoler devant nous. On refait un arrêt dans un autre village pour prendre de l'eau.


On arrive devant l'aire de camping-cars repérée à Ochiobello vers 17h15. Ils s'agit d'une simple bande enherbée près du Pô, assez humide par endroits. Des gens y font un pique-nique ; c'est normal, nous sommes dimanche. En attendant, on se rend dans le village, au parc bien sûr. Un bar-café ouvert permet aux enfants d'avoir une glace pour le goûter.


A 18h, Marion part pour faire des courses. Les autres jouent un peu avant de partir installer la tente. Mais en chemin, Marion repère un grand parc communal au pied de la digue, en dehors de la ville, avec parcours santé, robinets et tables de pique-nique, à 2 km du lieu initialement prévu pour notre campement. Elle prévient Bastien et les enfants de venir s'y installer.


Quelques groupes sont encore dans le parc donc on n'ose pas sortir la tente tout de suite. En attendant, les enfants cueillent des sortes de mûres qui poussent sur des arbres ressemblant à des cerisiers. Puis ils écrivent leur cahier de voyage et Bastien prépare le dîner.


Pendant la cuisson du deuxième paquet de gnocchi, les enfants tentent de nouveau d'enchainer le parcours sportif en bois sans mettre pied à terre.

Puis les gens étant partis (sauf un camping-car), Bastien monte la tente sous un arbre, les enfants et Marion se lavent au gant à la fontaine dans la pénombre et se couchent à 22h.