Les enfants jouent encore un peu avec les deux autres rencontrés hier soir. Leur maman s'intéresse de près à notre équipement ; manifestement notre voyage l'inspire et elle projette de faire un week-end pour tester la rando-vélo entre Genève et Nyon.
On salue également avant de partir une famille lyonnaise arrivée en même temps que nous au camping avec laquelle nous avons échangé plusieurs bons plans sur la visite de la ville et l'itinéraire pour sortir de Genève. Ils partent en direction d'Annecy en 2 jours, comme nous, ça sera rigolo si on les recroise. Leur garçon est plus grand que nos enfants, ce sont les papas qui ont sympathisé.
On part à 10h15 sous le soleil en contournant cette fois-ci le centre de Genève, et en grimpant tout droit vers les montagnes environnantes. Un peu avant 11h, on passe la frontière pour rentrer en France à Ambilly. Étonnamment en se retournant, on voit le panneau indiquant la Suisse, mais pas celui marquant l'entrée en France. La piste cyclable s'interrompt et nous nous trouvons coincés dans un bouchon, moins de 100 m après notre entrée en France. Un kilomètre plus loin, un bus nous double en nous frôlant dangereusement, alors que la route s'élargissait quelques mètres plus loin. Heureusement, nous avons en France les meilleurs conducteurs du monde...
Notre ascension est prévue pour durer une douzaine de kilomètres avec des pourcentages modérés. Une bonne étape de montagne, cela faisait longtemps !
On monte régulièrement. Les enfants réclament des pauses. On grimpe les 2 ou 3 premiers kilomètres de la montée du Salève, indiquée par des panneaux destinés aux cyclistes sportifs. Quelques uns nous doublent d'ailleurs.
On bifurque ensuite vers une autre route, avec une pente plus modérée qu'au début. Il fait bien chaud, nos réserves d'eau se vident, nous cherchons dans les villages que nous traversons une fontaine pour remplir nos gourdes. Les deux premières sont à sec, étonnant après avoir vu de l'eau (potable) couler à flot de partout en Suisse. En revanche on y trouve deux boîtes à livres, avec deux petits albums qu'on emporte pour Maxime.
Heureusement la troisième tentative devant un cimetière est la bonne. Il est 13h, nous nous asseyons sur le bord de la route à l'ombre d'un arbre pour pique-niquer. C'est agréable, il n'y a quasiment pas de circulation (principalement des cyclistes en sortie à la journée). Cela fait une bonne pause. Même les enfants pour une fois se posent, les grands lisant à Maxime les livres trouvés dans la cabane.
Nous repartons pour les derniers kilomètres d'ascension. Victor peste un peu, craignant vraisemblablement de ne pas y arriver. Une fois qu'il a bien compris qu'il ne reste en fait que 3 km, il part en flèche, talonné par Solène. Bastien a un peu de mal à le suivre.
Il reste encore quelques "bossinettes" à franchir une fois arrivés en haut, puis nous descendons pendant 5 km jusqu'au camping Le moulin Dollay à 17h. Nous avons fait 640 m de dénivelé ascendant.
Le monsieur à l'accueil peine à croire notre périple. Il se convaint en regardant notre équipement et en faisant répéter plusieurs fois aux enfants depuis quand on est partis. "Mais pourquoi Budapest ?" demande t'il.
Il passe ensuite plusieurs fois devant notre emplacement dans sa voiturette et explique à un de nos voisins, visiblement un résident permanent : "tu sais qu'ils reviennent de Budapest ?".
Le camping est très agréable, en bord de rivière, ombragé, peu rempli. Une fois sur l'emplacement, les enfants ramassent des bâtons et se lancent dans l'activité récurrente du moment de taille de flèches à l'aide de leurs opinels. C'est à celui qui fera la flèche qui pique le plus.
A 18h, nous avons ensuite la visite semi-surprise de Christine et Benoît, tante et oncle de Marion, venus de l'Isère pour passer la nuit à côté de nous dans leur voiture couchette. Ils avaient assisté à notre tout premier campement, donc c'est l'occasion pour eux de boucler la boucle. Cette fois-ci encore, les retrouvailles se sont organisées dans les quelques heures précédentes ; merci pour votre adaptabilité et votre souplesse ! Fidèles lecteurs de nos articles, ils connaissent toutes nos anecdotes et nous interrogent sur nos différentes péripéties. Les enfants sont heureux de partager leurs souvenirs.
Bastien part au supermarché tout proche pour faire quelques courses pour tenir jusqu'à notre retour à la maison, puis prépare le repas. Pendant ce temps, le groupe se rend à la rivière la Fillière longeant le camping. C'est un beau ruisseau de montagne avec de l'eau claire et fraîche, des rochers et cailloux entre lesquels se forment de petites cascades. Tout le monde se trempe les jambes. Bondissant de rocher en rocher, Solène et Victor font la course avec des bouts de bois qu'ils lancent dans l'eau au milieu des rapides.
Après la douche, on s'installe tous les 7 à une table en bois pour le dîner. Nous dégustons au dessert de bonnes crêpes ramenées de Bretagne par Christine et Benoît avec de la confiture faite maison, miam !
Petite partie de pétanque des enfants avec des boules mises à disposition dans le camping, cahier du jour et dodo 21h30.