Aujourd'hui Papé ne s'est pas laissé surprendre : il nous retrouve vers 9h40 juste à la sortie du camping. Avec son aller-retour de la veille c'est la troisième fois qu'il fait ce parcours entre Morges et Lausanne, il faut être motivé pour se joindre à nous ! Nous allons rouler ensemble jusqu'à Genève.
Les premiers kilomètres sont du même acabit et nous craignons de devoir faire les 55 km qui nous séparent de Genève dans la fureur automobile. Heureusement la véloroute 1 qui fait le tour du lac bifurque vite sur un trajet plus agréable. Nous alternons passages agricoles (beaucoup de vignes, mais aussi des champs de maïs, tournesol, betterave, un peu de maraîchage) et villages / petites villes. Il fait très beau. C'est bien vallonné, sans grosse côte, mais suffisamment fatigant pour que notre progression ne soit pas très rapide. En queue du peloton, Papé discute et commente le paysage avec Solène et Marion.
Vers 12h30 et 28 km, les premiers estomacs grondent. Nous dévions de la véloroute 1 pour rentrer dans un village à la recherche d'un coin pour manger. Nous apercevons quelques bancs à l'ombre... Nous sommes dans la cour de récréation de l'école (la cour à Didi). Encore une fois c'est surprenant pour nous qu'elle soit ouverte sur l'extérieur comme ça, mais le coin est bien pratique et cela ne semble gêner personne. Les enfants vont jouer dans les jeux en contrebas, au milieu des élèves qui sont aussi en pause déjeuner. Ils ont une salle de détente avec tables de ping-pong, baby-foot, et semble t'il plein de jeux. Nous n'osons tout de même pas entrer pour explorer. Solène pose sérieusement la question de savoir pourquoi on n'a pas choisi de venir vivre ici.
On repart à 13h40. Victor commence à raconter une histoire à Maxime d'une vache et d'un cochon qui font de l'escalade puis de la musique. Maxime n'est que moyennement intéressé car il préfère jouer avec des bâtons qu'il a sur ses genoux. Néanmoins Solène se rapproche et écoute l'histoire. Puis tous deux, ils poursuivent longuement cette histoire, loin de Maxime occupé à nettoyer ses bâtons. Nous croisons régulièrement des fontaines dans les villages ; c'est bien agréable de ne pas avoir à se préoccuper de l'approvisionnement en eau pendant le trajet.
À Bellevue nous avons une belle vue sur le lac et apercevons le célèbre jet d'eau de Genève (140 m de haut, sortie d'eau à 200 km/h, plus haut jet du monde). A peine plus loin nous voyons un magnifique Mont-Blanc qui se détache des montagnes environnantes. On est vraiment proche de la France désormais !
A l'entrée de Genève, le trafic se fait plus dense et nous circulons en bordure de route. Nous passons devant l'ONU (sans l'identifer, on voit seulement quelques bâtiments de représentation diplomatique) et WTO. Nous atteignons enfin une promenade en bord de lac. Il y a beaucoup de monde. A 16h30, nous faisons une longue pause glace, longue parce qu'il faut du temps pour déguster les 2 énormes boules prises par Solène et Victor (qui ne finira même pas sa glace!).
On se sépare avec Papé au moment de traverser le Rhône à 18h. Il continue vers le sud alors que nous devons remonter le long du lac sur 8 km jusqu'au camping de Genève. Nous sommes alors pris dans un tourbillon de vélos (et piétons) dans tous les sens, qui filent à toute vitesse. Évidemment nous n'avons pas le même rythme que les travailleurs qui rentrent sur leurs vélos électriques ! Marion n'est pas rassurée et rappelle à l'ordre Solène ou Victor en cas d'écart de l'étroite file disponible. Les enfants repèrent qu'il y a déjà beaucoup de voitures françaises. Nous suivons le lac encore quelques kilomètres, notamment le long de la plage des eaux vives, puis nous en éloignons un peu sur une route qui grimpe, c'est finalement plus agréable et reposant!
Le camping affiche complet quand nous arrivons mais nous obtenons sans difficulté une place sur la pelouse réservée aux tentes. Les enfants, malgré les 66 km affichés sur leurs compteurs, jouent avec entrain au tourniquet et autres éléments de l'aire de jeux. En effet, ils ont beaucoup pédalé et peu joué aujourd'hui.
Repas, cahier du jour et douche. Dodo vers 21h30, notamment pour Victor qui aime se coucher tôt. Il se réveille exceptionnellement vers 23h30 pour aller aux toilettes. Catastrophe : le code pour ouvrir les sanitaires ne fonctionne plus ! Et en plus il se perd en revenant (il fait noir et il n'a pas ses lunettes). Heureusement, Marion l'entend pleurer et le ramène aux sanitaires femmes, pour lequel le code marche toujours. Les campings se compliquent vraiment la vie parfois avec leurs dispositifs anti triche (sachant que le code est écrit sur une affiche à la réception, à moins de 10 m des sanitaires), on pourrait faire un livre des règles les plus désuètes/absconces/enquiquineuses de la centaine de campings qu'on aura visités. Ils ont tous une atmosphère bien différente!