Rangement sous un ciel gris, pages de maths pour Victor pour patienter, lancés d'avion en papier pour Maxime, réparation du porte-bagage de Solène dont on constate qu'une vis est tombée et les sacoches ont glissé vers l'arrière, sincères remerciements à Alejandro et Catarina, et départ à 10h.
Notre première étape est un muséum d'histoire naturelle conseillé par Berthold et appuyé par Catarina. Il est à une quinzaine de kilomètres. Quelques gouttes nous font sortir les vestes de pluie. Mais finalement ce n'est rien, on finit par les ranger car on a trop chaud.
Nous arrivons dans la jolie ville autrichienne de Dornbirn, proprette et avec un peu de monde dans les rues piétonnes. On atteint le musée inatura, dans lequel on voit entrer en continu des familles. Le temps d'attacher les vélos, on entre à 11h40. Très rapidement, deux groupes à deux vitesses se forment : Maxime et Bastien d'une part, Solène, Victor et Marion d'autre part.
Effectivement il y a du monde, rien à voir avec la fréquentation de tout ce qu'on a pu visiter en avril, mai ou juin. Mais à part quelques ateliers auxquels on a renoncé car il y avait trop d'attente, ça a été.
Le muséum commence par des expériences pour les enfants sur la lumière. Maxime ne se lasse pas de faire rouler des anneaux dans un entonnoir finissant par les engloutir comme un trou noir.
Puis un grand espace est consacré à la montagne de la région où nous sommes (Vorarlberg) : faune, flore, géologie. Les enfants apprécient les animaux empaillés dont on peut caresser la douce fourrure, la ruche et la fourmilière transparentes pour observer les insectes en action, le mur d'escalade avec des photos des Alpes à découvrir en haut, les jeux sur les chaînes alimentaires...
Ensuite, on descend dans l'exposition sur la rivière : poissons du lac de Constance, castors, jeux sur le cycle de l'eau et sur le cycle de vie de la grenouille.
Puis les enfants font des expériences sur l'électricité et le magnétisme.
La dernière partie du musée porte sur le corps humain. Toujours de manière interactive et simplifiée, les enfants découvrent les dents, la température corporelle, les groupes sanguins, le développement in utero, le système immunitaire...
En fait Bastien et Maxime ont raté la partie sur le corps humain et sont sortis du musée plus tôt que les autres. Ils jouent au ballon, vont acheter du pain et des sandales pour Bastien. Ils demandent par sms aux trois autres d'accélérer car l'heure tourne...
Solène, Victor et Marion abrègent donc un peu la fin de la partie sur le corps humain pour sortir de inatura à 15h40, soit 4 heures passées dans le musée !
"Il était très bien ce musée", déclare Victor en sortant. "Pourquoi on ne peut pas retourner faire certains jeux ?" demande Solène avant de savoir quelle heure il est...
On pique-nique dans la pelouse devant le musée. Bastien expose la situation. Il est presque 16h, il y a un risque que les campings soient complets, et il faut faire des courses. Le premier camping est dans Dornbirn, à 2 km d'ici. Il vaut mieux d'abord aller voir s'il y a de la place. S'il est complet, le prochain camping est à 15 km. Donc il ne faut pas traîner.
On se met donc en route à 16h15. On voit plein d'emplacements libres dans le camping de Dornbirn, ouf. Les parents montent la tente pendant que les enfants vont à l'aire de jeux. Ils rencontrent deux garçons de 8 et 10 ans, habitant près de Saint-Nazaire.
Puis Marion part faire des grosses courses à 1,5 km tandis que Bastien et les enfants vont jouer dans la rivière Dornbirner Ach à 2 min à pied du camping, précédemment repérée en arrivant au camping. La rivière fait des cascades et des bassins au milieu des cailloux. Bastien et les enfants construisent un barrage.
De retour au camping, les enfants se douchent puis retournent aux jeux. Il y a beaucoup d'enfants, mais pas d'autres francophones que les deux bretons. Bastien prépare le dîner, Marion joue au ping-pong avec Maxime. Après le dîner, les enfants écrivent leur carnet de voyage et s'endorment en un clin d'œil.