On a encore dû sortir les duvets en cours de nuit. Levé le premier, Bastien affine l'itinéraire du jour. Solène, Victor et Marion se réveillent à 8h10. Les deux grands se mettent à lire les clans des sept apportés par Papi. Solène en termine déjà un et fait une leçon d'histoire de son cahier d'école.
On réveille Maxime à 9h, les activités matinales habituelles s'enchaînent et on part à 10h30.
On se rend au centre historique de Neuburg et décide d'en visiter le château. Il surplombe le Danube, imposant avec sa façade bien blanche. Ce bâtiment du 16ème siècle est rectangulaire avec une cour centrale. Il abrite un musée avec des tapisseries, armures, vaisselle, objets religieux et surtout beaucoup de portraits des princes ayant dirigé la principauté de Pfalz-Neuburg. Toute une aile est consacrée à des tableaux flamands baroques, dont des immenses Rubens, Van Dyck, Bruegel.
Le deuxième étage avec le musée archéologique est fermé.
On termine au rez-de-chaussée par la visite des grottes, cours dont les murs et plafonds sont recouverts de galets et coquillages colorés formant d'élégants motifs.
On ressort après une heure de visite, peu avant midi. Ce musée était étonnamment grand et riche. On a rencontré une dizaine d'employés pour nous guider ou surveiller à travers les différentes salles. C'est plus que le nombre d'autres visiteurs qu'on a croisés ! En revanche, il n'y avait pas d'audioguides, et très peu de panneaux explicatifs, généralement seulement en allemand ou au mieux aussi en anglais. Les enfants sont donc ressortis avec le sentiment d'avoir été oubliés : "C'était une visite faite pour adultes, pas pour enfants."
On traverse ensuite le centre-ville, pavé, charmant avec ses maisons colorées. On s'arrête faire des courses. Les enfants accompagnent Bastien.
On redémarre à 13h après un passage aux toilettes publiques de Neuburg, impeccablement propres, avec tout le nécessaire, et gratuites, comme on commence à s'y habituer en Allemagne.
On roule environ 8 km et s'arrête dans l'aire de jeux d'un village avec une table de pique-nique à l'ombre. On voit passer plusieurs cyclistes, mais étonnamment aucune voiture. Pourtant le village n'est pas si petit ? On met fin aux jeux des enfants pour repartir à 15h car il reste 28 km jusqu'au camping.
On remplit nos gourdes au cimetière avant de sortir du village, car les points d'eau sont rares et l'après-midi chaude.
Les kilomètres défilent en discutant, Maxime ne s'endort même pas. On enchaîne trois côtes. Elles ne présentent pas de difficulté, mais on n'a plus l'habitude de monter ! Conclusion : les muscles sont toujours là, mais le cardio et le souffle ont un peu perdu l'entraînement. Par contre, ça permet de varier les paysages en prenant de la hauteur, et de varier les sensations physiques.
On fait une pause goûter après la troisième côte sur la place d'un village avec une fontaine. On repart pour les 11 derniers kilomètres.
On arrive à 18h45 au camping attenant au club de canoë de Donauwörth. Seules les tentes, autrement dit en pratique les cyclistes, peuvent y camper. Le camping est situé autour d'un petit lac qui a débordé au printemps, comme le Danube. Toute une partie de la pelouse a été re-semée après l'inondation et est encore fermée.
Pendant le montage de tente et la préparation du repas, Solène et Victor écrivent leur carnet de voyage et Maxime découpe la carte touristique d'Ingolstadt. On dîne sur notre bâche près de la tente, se douche. Une fois couchés, les enfants chantent sur leur matelas et finissent par s'endormir à 22h.