Nous avons prévu aujourd'hui de nous rendre à Deggendorf, située à une soixantaine de kilomètres. Plusieurs personnes rencontrées à Passau nous en ont recommandé le camping et une super aire de jeux pour enfants. Il est prévu du beau temps, nous n'avons pas d'autre objectif que cette aire de jeux, la journée s'annonce donc tranquille.


Nous prenons notre temps pour le lever, tant et si bien qu'une averse non prévue mouille la tente au moment de la replier. Pas grave, on la replie en deux, avec la toile intérieure bien au sec, ça faisait longtemps mais on sait faire.

Nous discutons avec d'autres cyclotouristes, notamment un instituteur de l'Aveyron avec ses 3 enfants. Il nous rapporte que d'après le gérant du camping quand les cygnes sortent de l'eau c'est qu'il va pleuvoir. Effectivement une maman cygne et ses petits se promènent entre les tentes. Mais non il va faire beau aujourd'hui !

A 09h30 nous prenons congé de notre ami québécois, Réjean, qui continue son voyage dans l'autre sens, comme la quasi totalité des gens!


A peine sortis de Passau de premières gouttes tombent. Bastien repère un nuage qui semble menaçant et suggère de mettre les affaires de pluie. On se met en niveau 2, c'est à dire veste+pantalons, et la pluie s'intensifie effectivement. Du coup quelques kilomètres plus loin nous passons au niveau 3 en ajoutant des guêtres ; heureusement car on prend une bonne douche!


La pluie s'arrête heureusement vers 11h30 puis nous séchons en roulant. La route s'est éloignée du Danube et est très agréable et plus variée, au milieu des champs. En fin de matinée nous passons près d'un aérodrome et assistons à l'atterrissage d'un planeur.

Juste après, une maquette à échelle réduite 1 milliardième du système solaire permet de faire défiler les kilomètres jusqu'à la ville visée pour la pause méridienne sans penser aux estomacs qui commencent à gargouiller. La Terre minuscule, est à 150 m de l'énorme soleil (une cinquantaine de cm de diamètre), cela permet de saisir les rapports de taille. Les planètes gazeuses, plu grandes, sont au-delà du kilomètre, il ne faut pas oublier de les chercher! Bien entendu un tel dispositif suscite un grand nombre de questions des enfants, et notamment de Victor toujours inventif sur les problèmes difficiles à résoudre : "Il faut combien de Jupiter pour faire un soleil?" etc. Solène et Marion calculent que la lumière met plus de 7h pour aller du soleil à Saturne. Neptune est à 4,5 km du soleil.


Pas d'aire de jeux dans le village ce midi, mais une fontaine qui permet de faire naviguer des feuilles de tilleul ravit les enfants. Nous repartons à 14h45 pour la deuxième moitié du trajet. Une déviation est mise en place car visiblement l'eurovelo 6 est coupée sur quelques kilomètres. Nous suivons les panneaux puis perdons un peu le fil, et on se retrouve sur des petits chemins au milieu des champs ou sur une digue. On finit par rattraper l'euro-vélo 6 et son tracé impeccable et finissons sans encombre notre trajet. Il est 17h, on s'installe dans le camping, dans un coin à l'écart que nous indique le gérant. Nous avons pour nous tous seuls un point d'eau, prises, table et bancs et une grande pelouse, c'est parfait! On mange le goûter, les enfants partent seuls à l'aire de jeux croisée quelques centaines de mètres avant le camping pendant que Bastien monte la tente et Marion fait sécher toutes les affaires mouillées, notamment les maillots et chaussons de plage de la baignade deux jours plus tôt. À 19h Bastien part à la recherche des enfants, qui s'amusent comme des fous sur le toboggan géant. Retour au camping, douche, repas. Victor invente un jeu auxquels jouent aussi Solène, Maxime et Marion, "la salade" pendant que Bastien fait la vaisselle. Ensuite on rentre vite dans la tente pour le cahier du jour car les moustiques attaquent. Heureusement, Marion avait replié les affaires sèches car à 22h une grosse pluie démarre, les parents sont trempés rien que de traverser les 3 m qui les séparent entre la tente et les vélos mis à l'abri sous une avancée de toit !